Nous l’utilisons pour chauffer, refroidir, éclairer et alimenter nos maisons, nos écoles et nos bureaux.
Nous l’utilisons pour chauffer, refroidir, éclairer et alimenter nos maisons, nos écoles et nos bureaux.
Nous utilisons de l’énergie pour nos déplacements quotidiens, que ce soit en bus, en voiture ou en scooter électrique, et pour le transport d’objets du quotidien, tels que la nourriture, les vêtements et le mobilier.
L’énergie est essentielle dans l’ensemble des industries et des secteurs de notre province, y compris le commerce de détail, la foresterie, le transport, la manufacture, la construction et l’agriculture. Nous tirons cette énergie de diverses sources telles que les produits pétroliers raffinés (PPR), le gaz naturel, l’électricité et d’autres combustibles.
En 2022, la demande d’utilisation finale (la quantité d’énergie directement consommée par l’utilisateur final) en Ontario était de 2 915 pétajoules (PJ). Un pétajoule, PJ étant la forme abrégée, est une unité de mesure de la consommation énergétique. Un pétajoule est égal à un million de milliards de joules. C’est le secteur industriel qui a la plus forte demande énergétique, avec 35 % du total, suivi par le secteur des transports avec 29 %. La demande dans les secteurs résidentiel et commercial était presque égale, avec environ 18 % chacun.
Les PPR (diesel, essence, pétrole, kérosène, etc.) constituaient le plus important type de combustible consommé en Ontario en 2022, représentant 43 % de la demande totale d’utilisation finale. Le gaz naturel et l’électricité en représentaient respectivement environ 30 % et 18 %. D’autres combustibles tels que le charbon et les biocarburants occupent la part restante de la demande, principalement dans les secteurs de l’industrie et des transports.
Toutefois, les besoins énergétiques de l’Ontario évoluent. La croissance démographique, la transformation de l’économie, le changement climatique et les développements industriels et technologiques ont tous ouvert la voie à une transformation énergétique : un passage à des sources d’énergie propres et à faibles émissions.
Cette transformation est déjà en cours en Ontario. En ajoutant une nouvelle capacité de production d’électricité à faibles émissions de carbone à notre réseau électrique, comme des centrales éoliennes, nucléaires et hydroélectriques, en augmentant la capacité de stockage d’énergie par pompage et dans des batteries, et en électrifiant l’économie, nous nous dirigeons vers un avenir énergétique propre.
Vous venez d’allumer la télévision pour regarder votre émission préférée après avoir pris une collation dans le réfrigérateur.
Grâce à l’électricité qui alimente votre télévision et votre réfrigérateur, vous pouvez vous divertir et avoir le ventre plein!
Mais comment l’électricité parvient-elle à votre domicile pour faire fonctionner vos appareils domestiques et électroniques?
L’électricité est la source d’énergie secondaire que nous obtenons de la conversion en énergie électrique de sources d’énergie primaire telles que le nucléaire, l’eau en mouvement, le soleil, le vent ou le gaz naturel. Cette énergie électrique peut ensuite être acheminée jusqu’à votre maison.
L’ensemble du système interconnecté de production, de stockage, de transport, de transformation et de distribution de l’électricité en Ontario constitue ce qu’on appelle le réseau.
Le réseau est en croissance et en évolution constantes. Pour comprendre le réseau, il est utile de le décortiquer en ses éléments fondamentaux et importants :
Considérez la production d’énergie comme le produit (l’électricité) que vous achetez, son transport comme la société de livraison qui transporte le produit partout en Ontario, le stockage comme l’entrepôt pour le produit excédentaire et la distribution comme le détaillant qui vous apporte le produit.
Les organismes administratifs et réglementaires provinciaux tels que la Société indépendante d’exploitation du réseau d’électricité (SIERE) et la Commission de l’énergie de l’Ontario (CEO) interviennent à tous les niveaux du réseau (production, transport, distribution et stockage). Ils aident à gérer l’offre et la demande et à assurer la fiabilité et l’abordabilité du réseau. La SIERE est chargée d’assurer le maintien du réseau (fiabilité) tandis que la CEO surveille les coûts (réglementation économique).
L’électricité joue un rôle important dans le soutien d’une population et d’une économie en pleine croissance, tout en contribuant à l’atténuation des répercussions des changements climatiques. Un réseau propre et à faibles émissions de carbone comme celui de l’Ontario peut aider à décarboner le reste de l’économie par l’électrification.
La transformation énergétique de l’Ontario commence par un plan visant à créer un avenir plus durable alimenté par l’électricité propre.
En transformant notre façon de produire, de transporter et de consommer l’énergie, nous arriverons à satisfaire nos besoins en électricité tout en atténuant les répercussions des changements climatiques. En investissant aujourd’hui dans des sources d’électricité propre, nous nous assurons de bâtir l’économie propre de demain pour les générations futures.
Mais pour atteindre notre destination, nous devons d’abord comprendre les défis qui se dressent devant nous, car une bonne compréhension est déjà la moitié de l’équation.
CROISSANCE DE LA POPULATION
Partout dans le monde, la population humaine augmente plus rapidement que jamais. De même, les gens vivent plus longtemps et en meilleure santé.
En 1950, la population mondiale était d’environ 1,8 milliard d’habitants. Aujourd’hui, la Terre compte plus de 8 milliards d’êtres humains, sa population ayant plus que triplé en moins de 75 ans. Les Nations unies prévoient que la population mondiale atteindra environ 10,3 milliards de personnes d’ici 2080.
La population du Canada est également en croissance. En 2023, notre population a augmenté de 1 271 872 personnes. Rien qu’en Ontario, la population devrait atteindre 21,7 millions d’habitants d’ici 2046, soit dans un peu plus de 20 ans. Toutes ces personnes supplémentaires auront besoin de refroidir et d’alimenter leur maison, de se rendre au travail et à l’école, de recharger leurs appareils et de vivre leur vie sans avoir à se demander s’il y a suffisamment d’électricité pour leurs besoins. Nous n’avons pas seulement besoin de plus d’énergie propre; nous avons besoin de beaucoup d’énergie propre.
Pour soutenir la transition vers une économie alimentée en énergie propre, l’Ontario a investi dans de nouvelles usines à batteries, des installations de production de véhicules électriques (VE) et d’autres nouvelles industries dans les dernières années. Le secteur agricole a également connu une croissance importante, avec notamment des besoins accrus en éclairage pour la production serricole. Combinés à l’électrification du processus de fabrication de l’acier et de l’exploitation minière, ces progrès représentent une augmentation considérable de la demande en énergie dans le secteur industriel à lui seul.
Le secteur technologique est un autre secteur pour lequel la demande énergétique augmente.
Aux États-Unis et ailleurs dans le monde, nous avons déjà constaté une augmentation des centres de données qui alimentent l’intelligence artificielle (IA) et la cryptomonnaie, et nous nous attendons à une augmentation similaire au Canada dans les années à venir. Les applications d’IA, en particulier celles qui alimentent les modèles de langage comme les agents conversationnels ou les assistants virtuels, nécessitent une grande puissance de calcul.
Par exemple, la requête moyenne sur ChatGPT consomme 10 fois plus d’énergie qu’une simple recherche sur Google. Les centres de données pourraient demander 1 600 mégawatts (MW) d’électricité en Ontario à partir de 2038, ce qui équivaut à alimenter 1,6 million de ménages par an.
Pour décarboner les sources d’énergie actuelles et répondre aux nouvelles demandes énergétiques liées à la croissance de la population et de l’économie, l’Ontario devra augmenter considérablement sa capacité de production d’électricité.
Des profondeurs de l’océan aux sommets des montagnes, en passant par les rivières, les arbres imposants et la vaste gamme d’animaux sauvages qui habitent la Terre, tout sur cette planète est interrelié et dépend les uns des autres pour survivre.
Les peuples autochtones, qui vivent en harmonie avec la Terre depuis des temps immémoriaux, nous enseignent que nous avons tous la responsabilité, en tant que gardiens de cette terre, d’en prendre soin et de la protéger pour les générations présentes et futures. La vérité, c’est que nous n’avons pas fait un très bon travail.
CHANGEMENTS CLIMATIQUES : CAUSES ET EFFETS
Les changements climatiques se produisent, voire s’accélèrent. Plus la Terre se réchauffe, plus son climat, ses conditions météorologiques et ses écosystèmes se déséquilibrent. Les phénomènes météorologiques violents, y compris les sécheresses, les feux de forêt, les tempêtes, les inondations et les périodes de chaleur extrême, augmentent tous en fréquence et en intensité partout dans le monde. Les mauvaises récoltes, les maisons inondées et la propagation d’espèces envahissantes ne sont que quelques effets ressentis dans de nombreuses communautés en Ontario.
LE RÔLE DES ÉMISSIONS DE CARBONE
Pourquoi notre planète se réchauffe-t-elle si rapidement? En deux mots : l’activité humaine. Les combustibles fossiles, comme le charbon, le pétrole et le gaz naturel, sont principalement utilisés pour produire de l’énergie à diverses fins, notamment pour la production d’électricité, le transport et le chauffage. Et, pour subvenir aux besoins des populations grandissantes, les autorités n’ont d’autres choix que de convertir des territoires en zones d’habitation et en terres cultivables.
Toutes ces activités, et bien d’autres encore, libèrent des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Ces gaz forment une épaisse couche isolante autour de la Terre, empêchant d’évacuer la chaleur et faisant grimper les températures. Si vous avez déjà été dans une serre avec ses murs de verre isolant la chaleur, vous pourriez avoir vécu quelque chose de semblable à ce qui se passe à la surface de notre planète.
Les principaux gaz à effet de serre accélérant les changements climatiques sont le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4). Le CO2 reste également longtemps dans l’atmosphère, et ses effets continuent donc d’augmenter à mesure que ce gaz est libéré en plus grande quantité dans le système climatique de la Terre. Depuis 1958, les scientifiques mesurent et suivent quotidiennement l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère. Les données sont catégoriques.
En examinant des carottes de glace prélevées dans des endroits tels que le Groenland et l’Antarctique, les scientifiques ont pu évaluer les niveaux de CO2 dans le passé et confirmer que les niveaux actuels dépassent de loin tout ce que la Terre a connu au cours des 800 000 dernières années.
On ne peut freiner le réchauffement de notre planète immédiatement, mais on peut le ralentir, puis l’inverser au fil du temps. Comment? Notre meilleure chance est de réduire considérablement la quantité de gaz à effet de serre que nous rejetons dans l’atmosphère.
De nombreux pays du monde entier, dont le Canada, se sont engagés à soutenir le plan de carboneutralité de l’ONU, qui est un effort coopératif visant à réduire les émissions de carbone à zéro d’ici 2050. Pour atteindre cet objectif ambitieux, de nombreux éléments doivent changer, y compris les habitudes de consommation énergétique de la population mondiale. La décarbonation de nos économies et la transformation de nos moyens de production d’électricité peuvent ouvrir les portes vers un meilleur avenir.
En vue d’atteindre un avenir plus durable, l’Ontario contribue à ouvrir la voie en proposant des solutions à la transformation énergétique.
En 2014, OPG a fermé la dernière de ses centrales électriques au charbon. Ce fut l’une des initiatives les plus importantes au monde en faveur du climat. Une action impressionnante, pour l’époque. Quelles sont les prochaines étapes? Comment pouvons-nous continuer à réduire les émissions de carbone pour atteindre un avenir carboneutre tout en répondant aux besoins énergétiques d’une population en forte croissance?
La décarbonation est une méthode d’atténuation des changements climatiques par la réduction ou l’élimination des émissions de gaz à effet de serre. L’abandon de la dépendance aux combustibles fossiles émetteurs de gaz à effet de serre dans le domaine de la production d’énergie aidera l’Ontario à offrir un avenir plus propre.
Comment? En assurant une offre accrue de production d’électricité à partir de sources à faibles émissions de carbone, comme le nucléaire, l’hydroélectricité, les éoliennes et les panneaux solaires, en électrifiant le secteur des transports, les procédés industriels, le chauffage commercial et résidentiel, et en mettant en œuvre des efforts de conservation pour gérer la demande.
L’électrification désigne le processus de remplacement des technologies carburant aux combustibles fossiles par des technologies utilisant l’électricité propre comme source d’énergie. Nous pouvons observer ce processus partout autour de nous.
Lorsque la plupart des Canadiens pensent à la transition des combustibles fossiles vers l’électricité, ils pensent généralement aux voitures. Comment ne pas y penser, étant donné l’augmentation du parc de véhicules électriques et des systèmes de charge des batteries dans notre province et notre pays? Il y a aussi un grand virage vers l’électricité propre dans le monde du transport. Nous voyons de plus en plus d’autobus et de camions électriques sur les routes et cette tendance devrait se poursuivre.
Le secteur industriel émet également du carbone en quantité astronomique. Cela dit, il commence lui aussi à changer. L’industrie sidérurgique, c’est-à-dire de l’acier, n’est qu’une des nombreuses catégories de fabrication qui passent à l’énergie électrique; en effet, un certain nombre d’entreprises abandonnent les hauts fourneaux au profit des fours électriques à arc pour forger leurs produits.
Dans les secteurs de la construction résidentielle et commerciale, les thermopompes électriques constituent une solution efficace pour chauffer et refroidir nos maisons. La chaleur circule naturellement des endroits aux températures plus élevées vers les endroits aux températures plus basses. Une thermopompe utilise l’énergie électrique pour contrer le flux naturel de chaleur et pomper l’énergie disponible dans un endroit plus froid vers un endroit plus chaud.
L’électrification des différents secteurs est un pas dans la bonne direction, mais elle crée une urgence d’augmenter la production d’électricité. L’Ontario redouble d’efforts pour établir de nouvelles sources d’approvisionnement à faibles émissions, comme des centrales nucléaires, hydroélectriques, éoliennes et solaires.
Ensemble, les centrales nucléaires de Darlington, de Bruce et de Pickering fournissent environ 50 % de l’électricité de l’Ontario. La remise en état de ces centrales permettra de prolonger leur durée de vie de plus de 30 ans. Nous étudions également un projet de développement de nouvelles installations nucléaires à notre site de Wesleyville, près de Port Hope, qui présente un potentiel de production de 8 000 à 10 000 MW, une puissance suffisante pour approvisionner en énergie propre jusqu’à huit à dix millions de foyers. Ce projet créerait des milliers d’emplois et auraient des retombées économiques importantes pour la communauté locale.
La construction du premier des quatre petits réacteurs modulaires (PRM) est en cours sur le site nucléaire de Darlington, le premier du genre parmi les pays du G7. Ensemble, ils produiront un total de 1 200 MW d’électricité, assez pour alimenter environ 1,2 million de ménages.
Il est important de pouvoir stocker l’énergie pour l’utiliser au besoin. Le stockage de l’énergie sert à améliorer l’efficacité des sources renouvelables intermittentes, comme l’énergie éolienne et solaire, en permettant de garder en réserve l’énergie produite lorsque le soleil brille et que le vent souffle afin de l’utiliser quand la demande est importante. Il permet ainsi d’accroître considérablement l’efficacité du réseau en prélevant de l’énergie pendant les heures creuses, lorsque la demande est faible, et en redistribuant cette énergie dans le réseau lorsque le besoin se fait le plus sentir. L’Ontario s’est doté de près de 3 000 MW de stockage d’énergie dans des batteries pour soutenir le réseau, et étudie l’ajout d’autres types de stockage d’énergie tels que le stockage de l’énergie par pompage, le stockage par air comprimé et d’autres solutions.
Tous ceux et celles qui ont un téléphone cellulaire savent que pour le maintenir en marche, il faut trouver un équilibre entre la fréquence de recharge et la quantité d’énergie utilisée. Si vous avez de nombreuses applications actives, bien que vous ne les utilisiez pas, vous devrez le recharger beaucoup plus souvent.
Il en va de même pour toute l’électricité que nous consommons. Moins nous consommons d’électricité inutilement, plus il y a d’électricité à distribuer sur le réseau, ce qui réduit la nécessité d’en produire et d’en acheminer davantage.
Réfléchissez honnêtement à vos propres habitudes. La conservation dépend des choix que nous faisons et des habitudes que nous rompons.
Laissez-vous les lumières allumées ou la climatisation en marche lorsque vous n’êtes pas chez vous? Seriez-vous prêt ou prête à augmenter la température du climatiseur d’un ou deux degrés en été? Comment vous rendez-vous chaque jour au travail ou à l’école? Quel type d’appareils domestiques utilisez-vous chez vous? Serait-il possible pour vous d’utiliser un petit four-grilloir au lieu d’un four traditionnel? Chaque choix compte. Ensemble, ils contribuent à notre empreinte carbone individuelle.
Pour nous aider à faire des choix éclairés, l’Ontario met en œuvre des programmes tels que l’Initiative du bouton vert, qui permet aux consommateurs d’électricité d’accéder facilement aux données sur leur consommation d’énergie afin qu’ils puissent prendre des décisions qui réduiront leurs coûts énergétiques. La province lance également des initiatives pour aider les propriétaires occupants et les entreprises à moderniser leurs appareils et à améliorer l’isolation de leurs bâtiments.